A l'âge où beaucoup de terroristes sont soit morts, soit oubliés, toujours méprisés, Cabu et Wolinski continuaient leur oeuvre journalistique. A coups de crayon, avec un humour de potache, avec la verve des perpétuels révoltés contre la connerie et la méchanceté qu'ils étaient, ils nous disaient de criantes vérités. Ils avaient fait des émules qui sont morts avec eux hier matin.
A n'en pas douter, d'autres reprendront leurs crayons ensanglantés, essuieront le sang de leurs maîtres qui s'est répandu sur la table de la rédaction de Charlie et, inlassablement, reprendront les caricatures d'un monde dont ils ne veulent pas, un monde d'intolérance, de sectarisme, de haine et de connerie.
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